Tenrikyo Europe Centre

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Discours du Service mensuel d'août '05

Koichi IWAKIRI

Comme j'ai été désigné pour faire un discours, je vous prie de bien vouloir m'écouter jusqu'à la fin.

Tenrikyo commença il y a 168 ans, le 26 octobre 1838.
Comme vous le savez bien, trois jours auparavant, par la bouche de la fondatrice, Miki Nakayama, la première parole de Dieu-Parent, Tenri-O-no-Mikoto, fut:

«Je suis le Dieu originel, le Dieu véritable. Depuis toujours cette Résidence est prédestinée et voici que je suis venu du ciel pour sauver l'humanité entière. Donnez-moi Miki pour Temple de Dieu.»

Nous appelons aujourd'hui la fondatrice Miki Nakayama, Oyasama. Celle-ci avait alors 41 ans.
Suivant la volonté de Dieu-Parent, elle passa les cinquante ans de sa vie à sauver tous les hommes du monde entier,
et par son désir d'avancer le Salut aux hommes tardifs en maturité spirituelle, elle écourta sa vie de 25 ans pour se faire invisible à l'âge de 90 ans. Depuis, nous ne pouvons plus la voir, néanmoins, elle oeuvre jour et nuit toujours vivante jusqu'aujourd'ui.

A présent, je souhaiterais vous expliquer par quel moyen Oyasama désirait sauver les hommes pendant les cinquante années où elle était invisible et comment le fait-elle actuellement. De plus, je voudrais considérer plus profondément la signification de la célébration du 120e anniversaire de la disparition d'Oyasama qui se tiendra le 26 janvier de l'an prochain.

A propos, si Dieu-Parent souhaitait sauver l'humanité entière, en d'autres termes cela voudrais dire que les hommes du monde sont dans un état qui a besoin d'être sauvé.

Or pourquoi d'après vous?

C'est parce que le dessein de Dieu-Parent lors de la création de l'être humain n'est pas achevé.

Qu'est-ce que c'était le dessein de la création de l'être humain? Oyasama nous enseignait clairement que son but était de voir les hommes mener la Vie de Joie.

Elle nous apprenait également que la Vie de Joie signifiait une vie dans laquelle queque soient les circonstances, les hommes s'entraident en tant que frères et soeurs avec un cœur sincère et rempli de joie: puis devenus eux-mêmes les parents à leur tour, vivent joyeusement sans maladie, ni guerre, ni désastre naturel, jusqu'à 115 ans en pleine forme.
Et c'est pour voir l'homme mener la Vie de Joie et s'en réjouir avec lui que Dieu-Parent les créa.

Dans la doctrine de Tenrikyo, il est écrit comme suit:

Dieu-Parent est vraiment le Parent de totue l'humanité. Mais les hommes ignorent cette vérité; c'est pourquoi, ignorant aussi qu'ils sont tous les unes et les autres des frères ayant Dieu-Parent pour unique Parent, ils sont dans l'illusion de pouvoir vivre par eux-même. Or, en ne pensant et agissant que selon leur petit moi capricieux, ils blessent autrui, le rendent malheureux et troublent l'harmonie de ce monde sans se rendre compte que du même coup c'est leur propre cœur qu'ils blessent et vouent au malheur.

Après avoir été conçu par Dieu-Parent, les hommes furent influencés par l'égoisme, et voici qu'à présent, leur cœur s'est tellement assombri qu'ils ne sont même plus capables de se souvenir de l'apparence véritable de Dieu-Parent, leur créateur. C'est effectivement désolant. Et je suppose tout le regret de Dieu-Parent ainsi d'Oyasama.

Il est écrit dans la doctrine comme suit:

Par pitié pour ses enfants égarés sans le savoir sur des chemins périlleux, Dieu-Parent veut redresser leur pensée bornée d'homme en leur révélant le parent véritéble et sa volonté de les mener à la Vie de Joie; à cet effet, il leur fait des signes en les frappant dans leur chaire ou leur vie.

Oyasama nous enseignait pour la première fois la véritable raison par laquelle les maladies difficiles ou des troubles difficiles nous tombent dessus Oyasama nous enseignait que aussi bien les maladies que les problèmes personnels sont des conduites de la part de Dieu-Parent.

Il est clairement indiqué dans le verset suivant, écrit par elle-même:

Maladie et douleur n'existent pas:
ce n'est que l'impatience de Dieu, ses signes conducteurs (II-7)

Parmi toutes les personnes ici présentes, je suppose que pour la plupart de ceux qui ont déjà la foi, leur croyance originelle a dû commencer après la réception de signes conducteurs tels que maladies ou de problèmes familiaux.

A propos, la raison pour laquelle Oyasama nous frappe de maladies ou problèmes personnels, est non seulement pour nous conduire vers la Vie de Joie, mais également pour une autre cause.

Je vous ai cité tout à l'heure le verset comme suit:

Maladie et douleur n'existent pas.
ce n'est que l'impatience de Dieu, ses signes conducteurs.

et ensuite il est suivi d'un verset suivant:

Pourquoi cette impatience?
Il me faut les officiants du Service.

Dès le début de ses cinquante ans en tant que Temple de Tsukihi, Oyasama s'empressa d'attirer à elle les officiants du Service. Ce Service nous a été enseigné en tant que moyen du Salut universel afin de sauver l'humanité entière.

Il est écrit dans la Doctrine de Tenrikyo:

Par ce Service, Dieu a voulu manifester l'acte merveilleux de la Création du monde et des hommes à partir du néant, cette fois en rapport avec l'œuvre du Salut. Grâce au Service ce monde sera transformé en monde de joie, tel que Dieu-Parent le veut.

Ce Service représente la Vérité divine sur la création. Les dix officiants élus portant leur masque respectif, l'exécutent autour du Kanrodai, - établi au Jiba originel comme preuve de la création de l'être humain -, dansant en harmonie avec le chant et les neuf instruments de musique, comme nous l'apprenait Dieu-Parent.

Puis, elle nous enseignait encore qu'au moment où le Service sera exécuté selon le dessein de Dieu-Parent, ce dernier acceptera la sincérité de notre cœur, et conduira le monde humain à la Vie de Joie en nous offrant toute sa protection merveilleuse.

De plus, lorsque grâce à ce Service, les poussières mentales de tous les hommes seront nettoyées et redeviendront un cœur pur et sincère, il nous est expliqué que le nectar sacré, le Kanro, pluevera sur le Kanrodai. Alors, ceux qui en auront bu - comme je vous l'ai déjà développé précédemment - pourront vivre jusqu'à cent quinze ans en pleine forme, et même pour l'éternité s'ils le désirent.

Le Service qu'Oyasama nous enseignait est exécuté actuellement aussi bien au Japon que dans le monde entier.
Tout comme pour le Service mensuel auquel vous venez d'y assister, Dieu accueille la sincérité des officiants, pour conduire peu à peu ce lieu avec la Vie de Joie.

Alors comment, durant les cinquantes ans où Oyasama était Temple de Dieu, celle-ci avait-t-elle amené le Service du Salut? Je vais vous l'expliquer brièvement.

En 1842, c'est-à-dire quatre ans après qu'elle fut devenue le Temple de Dieu, elle déclara; «Enlevez cette maison».
Je suppose que ses paroles représentent son premier pas vers l'achèvement du Service, dans la mesure où elle prévoyait déjà que dans trente trois ans s'exécuterait la fin de l'apprentissage du Service, en même temps que la détermination du Jiba.

Onze ans plus tard, en 1853, comme d'après ses instructions, la maison de la famille Nakayama fut enlevée. «A partir de maintenant, je commence à construire un nouveau monde! Célébrons-le ensemble!» Et elle s'empressa de leur servir avec joie du saké accompagné de quelques petits poissons séchés. Ce n'est que vingt-deux ans après cet événement qu'Oyasama achèvera d'enseigner le Service; c'est pourquoi à ce moment-là, personne ne connaissait l'existence de ce Service et pourtant, nous pouvons tout de même constater l'empressement d'Oyasama vers l'achèvement de celui-ci.

De plus, après les onze ans qui suivirent l'enlèvement de la maison Nakayama, encore onze longues années s'écoulèrent avant l'aboutissement du batiment consacré au Service et l'apprentissage complet du Service en 1864. Ou plutôt on peut dire qu'il n'y avait que onze ans de délais.

C'est pourquoi, Oyasama eneigna en vitesse les gestes des mains ainsi que le chant des première, cinquième, deuxième et enfin quatrième parties. Elle fit fabriquer les masques pour le Service. Et c'est aussi à cette époque, qu'elle fit fabriquer le modèle du Kanrodai pour l'installer au Jiba.

Or ce n'est pas tout. Oyasama eneignait en répétant sans relâche l'histoire sur l'origine de la création des hommes afin de convaincre les incrédules, elle leur expliqua clairement la nature du Service, pourquoi arrivons-nous à sauver autrui et les effets qu'apporte celui-ci.

Et onze ans après la construction du batiment pour le Service en 1875, la détermination du Jiba, elle enseigna la troisième partie du Service, ichiretsu sumasu Kanrodai. A ce moment toutes parties du Service depuis la premiere jusqu'à la cinquième du Service sont enseignés et donc on voyait la totalité du Service du Kanrodai qui s'exécute autour du Kanrodai. Cela s'est passé après trente trois ans après l'ordre d'enlever la maison.

Et maintenant q'eut bien pu faire Oyasama après avoir enseigné l'intégrarlité du Service? Dans l'intérieur, attirer à elle les officiants du Service, enseigner les instruments de musique, intaller le Kanrodai véritable en vue d'accomplir le Service. Pour l'extérieur ce fut le commencement du faire connaitre l'enseignement à la haute montagne. La haute montagne désigne les hommes hauts gradés puissants dans la société terreste. A bien y réfléchir, la durée que Dieu-Parent accorda à Oyasama pour l'intégralité de son objectif, fut seulement les onze dernieres anées de la vie d'Oyasama.

En propageant l'enseignement en haute montagne, le Kanrodai alors établi jusqu'à la deuxième dalle fut confisqué par la police à cause de non-compréhension des gens. Et malgré son grand âge Oyasama fut contrain d'être ammenée dix-sept ou dix-huit fois depuis 78 ans jusqu'à 89 ans.

Cet enlèvement du Kanrodai fit un grand regret tellment important pour Oyasama qui avait presque achevé l'enseignement du Service qu'il est presque impossible aux hommes de comprendre la gravité de cet événement.

Dans le verset écrit par Oyasama,

Ne vous demandez pas ce qu'est cette Voie!
D'un bout à l'autre le regret de Tsukihi... (XVII-57)

Ne vous demandez pas non plus ce qu'est mon regret!
En premier lieu, le Kanrodai... (XVII-58)

Après la confiscation du Kanrodai, Oyasama changea une partie des paroles du Service, en gardant les mêmes gestes des mains. Dans la première partie «Ashiki harai» devint «Ashiki o harôte» et dans la troisième partie «ichiretsu sumasu Kanrodai» devient «ichiretsu sumashite Kanrodai».

Désormais la trosième partie est donc «Ashiki o harote tasuke sekikomu ichiretsu sumashite Kanrodai»

Or l'édification du Kanrodai qui est symbole de la Vie de Joie doit, selon ces paroles, du trosième partie, s'effectuera après que Dieu-Parent ait purifié les cœurs des hommes.

Ainsi pendant ses onze dernières années elle voulait afin d'accomplir l'enseignement du Service, et répandre son dessein dans le monde entier suivant la volonté divine de Dieu-Parent, Oyasama avait enduré d'énormes épreuves indescriptibles ni par la parole, ni par l'écrit.

Onze ans après avoir enseigné l'intégraité du Service, c'est en 1886 à l'âge de 89 ans qu'Oyasama passa sa dernière épreuve à la prison. Puis l'année suivante, par le profond dessein de Dieu-Parent, Oyasama se fit invisible le 26 janvier 1887.

Les proches d'Oyasama furent bouleversés par sa disparition, cependant, ils purent tout de suite demande quelle était la volonté de Dieu-Parent par l'intermédiare d'Izo Iburi. Ainsi Oyasama dit comme suit:

Par amour pour mes enfants, j'ai écourté de vingt-cinq ans la vie du Parent et à partir de maintenant j'opère le Salut. Regardez bien. Voyez bien la différence entre hier et aujourd'hui.

Comme d'après ces paroles, un mois après Oyasama désigna Izo Iburi en tant que Honseki (siège principale) à traver lequel elle indiqua en détail dépassant les limites du temps et du terrain des divers choses, ainsi le salut universel s'avança d'un pas solide.

Tout d'abord elle instaura le système de Besseki, et permit à tout le monde la réception du don de Sazuke. Ce dernier est l'autorisation par Dieu-Parent de secourir autrui afin de sauver l'humanité entière. Par administration du Sazuke, les résultat merveilleux apparuent partout. En plus l'Obiya-yurushi (le don de l'accouchement aisé) et shoko-mamori (les amulettes témognant le retour au Jiba) furent accordés à ceux qui souhaitaient. L'instalation du église-mère fut elle aussi autorisée et on pouvait exécuter le Service en plein jour, qui était réprimé par la police auparavant. C'était des faits inpensables pendant la périopde où Oyasama était visible. C'est ainsi que dix ans après la disparition d'Oyasama, l'enseignement de Dieu-Parent se répandit dans tout le Japon puis vers les rives voisines pour aboutir à plus de trois millions de fidèles dans le monde.

Jour après jour ma seule préoccupation de Parent est de trouver les moyens de vous sauver. Mon regret est à son comble! N'empêche, je vous sauverai tous à la mesure du cœur. Malgré cet amoncellement de regret, arc-bouté sur toutes mes forces, je vais agir. Ainsi elle nous montre sa forte détermination vers le Salut universel.

Le cœur tout comme l'œuvre d'Oyasama ne changent rien pendant qu'elle était visible que après la disparition, dans le passé que dans le présent. Pour bien apercevoir les oeuvres d'Oyasama au cours de ses cinquante ans, celle-ci se concrétisent tous les dix ans. Et je pense qu'il existe un sens profond dans la célébration de l'anniversaire de la dispparition d'Oyasama de tous les dix ans.

L'ardent désire d'Oyasama en ce moment n'est-il pas d'achever l'édification du véritable Kanrodai? Pour réaliser cela, il faudrait que tous les hommes du monde entier purifient leur cœur. Et afin d'y parvenir, chacun devra d'abord purifier son cœur conformément aux objectifs établis par Oyasama sans être influencé par les problèmes qui change sans arrêt du monde.

L'année prochaine le 26 janvier, se déroulera enfin la 120e l'anniversaire de la disparition d'Oyasama. En rentrant au Jiba, je compte d'abord m'excuser à Oyasama pour mon retard dans la maturité d'esprit, ensuite la remercier de tout mon cœur, et enfin prier afin que je puisse la servir pour le Salut universel.

Je vous remercie de votre attention.